Il y a plusieurs choses qui apportent de la joie quand on vit ensemble.
Des petits gestes qui donnent du sens, qui nourrissent le sentiment dâappartenance, et qui rendent le quotidien un peu plus lumineux.
Jâai eu envie d’en partager quelques-unes des joies que je ressens dans la vie collective. Celles qui me touchent le plus, personnellement.
Et jâaimerais beaucoup que tu mâĂ©crives en commentaire les tiennes pour quâensemble, on puisse, mieux comprendre ce qui rend la vie collective si prĂ©cieuse.
1. La joie de contribuer
Ce que jâaime le plus, câest ce sentiment de contribution directe.
Sentir quâon a un impact rĂ©el, concret et visible. Un impact dans sa vie et dans celle des autres.
Ăa peut ĂȘtre en aidant quelquâun, ou simplement en vidant les bacs Ă vaisselle, en passant lâaspirateur, ou en participant Ă la mise en place de systĂšmes de gouvernance inspirĂ©s de la sociocratie.
MĂȘme les petites tĂąches deviennent pleines de sens, parce quâon les fait pour le groupe.
Dans la sociĂ©tĂ© plus large, ce lien nâest pas toujours aussi clair.
Quand on travaille comme caissier, par exemple, il peut ĂȘtre difficile de percevoir en quoi son action contribue Ă quelque chose de plus grand.
En communautĂ©, cette relation entre nos gestes et leur impact est Ă©vidente. On a le sintiment de contribuer directement Ă quelque chose d’important. Et ça, câest profondĂ©ment satisfaisant.
2. La joie des corvées collectives
Câest un peu liĂ© Ă la contribution, mais il y a quelque chose dâunique dans les corvĂ©es partagĂ©es.
Ces moments oĂč lâutile devient agrĂ©able.
On Ă©pluche des oignons, on coupe des brocolis, on installe une toile sur une serreâŠ
Et pendant quâon travaille, on se raconte des histoires, on rit, on partage des souvenirs.
Des conversations quâon nâaurait pas eues autrement, dans le flot du quotidien.
Câest un espace Ă part. C’est ni une fĂȘte, ni un simple travail.
Un espace oĂč les liens se tissent naturellement.
Jâai souvent dĂ©couvert des facettes inattendues des gens autour de moi pendant ces moments-lĂ .
Et ça, câest une joie trĂšs simple, mais trĂšs vraie.
3. La joie du jeu et du sport
Une autre source de joie collective, ce sont les événements sportifs.
Chez nous, on a déjà fait des tournois de volleyball, de ping-pong, et plus récemment, de badminton.
Câest fou comme le jeu crĂ©e du lien.
Il y a une énergie particuliÚre dans la compétition amicale. Un mélange de rire, de dépassement et de complicité.
Je repense à une youtubeuse qui vit à Damanhur et qui expliquait que, là -bas, beaucoup de conflits se résolvent à travers le jeu.
Dans le jeu, on se rencontre autrement. On lĂąche un peu le mental, on se reconnecte Ă la joie pure dâĂȘtre ensemble.
4. La joie dâavoir accĂšs sans possĂ©der
Vivre en communautĂ©, câest aussi avoir accĂšs Ă plein de ressources sans avoir besoin de les possĂ©der.
Un garage, une machine Ă coudre, des voitures, une cuisine commune, un atelier, une grange, une piscineâŠ
Tout ça est disponible, sans quâon ait Ă tout acheter soi-mĂȘme.
Et ça enlĂšve un grand poids : moins dâargent Ă investir, moins de responsabilitĂ©s Ă porter.
Ce partage permet aussi dâutiliser les ressources de maniĂšre beaucoup plus intelligente.
La plupart des voitures, par exemple, dorment 90 % du temps.
En mutualisant, on maximise leur usage, tout en réduisant notre empreinte collective.
Et ça, pour moi, câest une vraie libertĂ©.
5. La joie du sentiment dâappartenance
Je crois que lâun des plus grands besoins de notre Ă©poque, câest de sentir quâon fait partie de quelque chose.
Vivre en Ă©covillage, câest ne plus avoir Ă se demander : « De quoi est-ce que je fais partie ? »
La réponse est claire : je fais partie de ce lieu, de ce groupe, de cette expérience commune.
Câest un sentiment dâancrage, dâidentitĂ©.
Et peu importe les croyances ou les opinions, ce besoin dâĂȘtre ensemble est universel.
On nâa pas besoin dâĂȘtre dâaccord sur tout pour ressentir ce lien.
Il suffit dâavoir un espace commun oĂč chacun peut contribuer, exister, et se sentir inclus.
6. La joie des repas partagés
Les repas communautaires sont parmi mes moments préférés.
On mange des aliments sains, souvent biologiques, produits localement, mais surtout, on mange ensemble.
On apprend à connaßtre les autres, à apprécier leurs histoires, à confronter parfois nos différences, à grandir grùce à elles.
Ici, on a une micro-épicerie communautaire.
Les produits y sont partagĂ©s entre les habitants, et une partie provient directement de ce quâon cultive sur place.
Ăa rend le quotidien tellement plus simple et plus cohĂ©rent : plus besoin dâaller faire lâĂ©picerie, de choisir, de payer, de transporter.
Tout est là , à portée de main, dans une économie de confiance et de proximité.
7. La joie des compromis
Un autre moment fort de la vie collective, câest quand on rĂ©ussit Ă trouver un terrain dâentente.
Il y a forcĂ©ment des divergences dâopinion. Câest normal, câest mĂȘme sain.
Mais quand chacun met de cĂŽtĂ© le besoin dâavoir raison pour laisser Ă©merger lâintelligence du groupe, câest magnifique.
Ces moments oĂč on se dit : « Est-ce que je veux dĂ©fendre mon idĂ©e pour le bien du groupe, ou juste pour moi ? »
Quand on choisit lâĂ©coute plutĂŽt que lâego, on crĂ©e de la confiance.
Et mĂȘme si ce nâest pas toujours facile, câest profondĂ©ment satisfaisant quand ça arrive.
8. La joie de recevoir
Et puis, il y a cette joie discrĂšte, mais prĂ©cieuse, de rĂ©aliser quâon reçoit aussi.
Parfois, on a lâimpression de beaucoup donner.
De sâimpliquer, dâaider, de soutenir les autres⊠jusquâĂ croire quâon porte tout.
Et puis, un jour, quelquâun vient rĂ©parer ton frigo, tâapporte un repas, ou tâĂ©coute avec bienveillance.
Et là , tu réalises que toi aussi, tu reçois. Je recois souvent plus que je ne crois.
Ces moments réajustent la balance intérieure.
Ils rappellent que lâentraide est rĂ©ciproque, mĂȘme quand elle ne se voit pas.
Et quâen communautĂ©, personne ne donne pour rien.
En conclusion
VoilĂ , ce sont mes petites joies de la vie collective.
Celles qui me nourrissent au quotidien et qui me rappellent pourquoi jâai choisi de vivre ainsi.
Et toi, quâest-ce qui te procure de la joie quand tu vis avec dâautres ?
Partage-le-moi en commentaire. Ăa mâaiderait Ă mieux comprendre ce que chacun trouve de beau dans le vivre-ensemble.đż
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