Appréciation de livre : Voir 36 Chandelles à L’Écovillage

J’ai lu « Voir 36 chandelles à l’écovillage » de Andrée Robert que l’on surnomme Fleure. En fait, je l’ai relu pour la troisième fois. À chaque fois, je retiens de nouveaux éléments.

D’abord, je tiens à être transparent. J’ai grandi et habite à la Cité Écologique. Très précisément, je suis né en 1988. J’ai vécu dans cet écovillage de 1990 à 1997, de 1999 à 2000 et de 2013 à maintenant 2023. J’espère y vivre encore longtemps.

Malgré ma meilleure intention de rester objectif, je suis probablement biaisé.

Le récit véridique de Fleure débute avant mon existence, en 1984. Dans un élan de pure synchronicité, elle arrive à la rencontre qui mènera à la fondation de La Cité Écologique.

Oh, que j’aurais aimé être une petite mouche sur le mur lors de cette rencontre du 7 janvier 1984 durant laquelle les fondateurs de l’écovillage ont pris des décisions dont les répercussions se font encore sentir aujourd’hui à travers une centaine de vies. Dont la mienne.

J’aurais aimé voir la réaction des gens, sentir cette grande énergie de motivation qui les a poussé se lancer dans ce projet un peu fou.

Première phrase du livre …

« Dans la vieille grange, je suis une étrangère. »

L’autrice offre un point unique. Elle est une intruse, une étrangère. Quelques mois plus tôt, elle ne connaissait pas du tout les personnes qui vont entreprendre ce projet. Elle ne fait pas non plus partie des cercles sociaux des familles fondatrice.

Elle a vécu toute sa vie en ville, à Montréal, et se retrouve dans un endroit perdu où il y a seulement des arbres, des champs, quelques vieilles maisons et une grange.

« À nos enfants, afin qu’ils connaissent un pan de leur histoire ; »

Ce que j’aime par-dessus tout, c’est l’intention de rejoindre plusieurs publics. Dont les résidents de l’écovillage qui n’ont pas vécu ces années. Comme moi et les générations futures qui, un jour, se demanderont d’où elles viennent.

Sont mentionnées certaines personne de la communauté. Certains lieux. Certaines coutumes et bases philosophiques. Des infos que seuls les membres résidents de La Cité Écologique peuvent mettre en contexte.

Ça n’empêche pas ceux qui sont moins familier d’apprécier le récit et d’en tirer des informations importantes pour le démarrage d’une communauté intentionnelle.

Bien que le livre fasse l’historique de 1984 à 2020, la majorité de celui-ci se déroule avant 1990 mettant en vedette deux époques charnières : les débuts du projet en 1984-1985 et l’ouverture qui entraîne la deuxième vague d’arrivée de familles en 1987-1988.

Pour moi, c’est à travers ces deux époques que tout prend son sens alors que je suis dans une démarche de me réapproprier ces valeurs originales en laissant évoluer les formes pour regarder vers l’avenir.

Ce livre fait partie de mon patrimoine. Rien de moins. Il fait partie de moi. Il fait partie de nous. Vous pouvez vous le procurer ici →

Fleure sera l’invitée du prochaine épisode d’Histoires D’ÉcoCommunautés.


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Une réponse à « Appréciation de livre : Voir 36 Chandelles à L’Écovillage »

  1. Avatar de 13 ~ Les 36 Chandelles – Histoires d'ÉcoCommunautés

    […] (Andrée Robert) des débuts de l’écovillage La Cité Écologique tel que décrit dans son livre Voir 36 chandelles à l’écovillage. Elle nous raconte comment elle est arrivée à cette réunion du 7 janvier 1984 qui a mené à la […]

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